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Relance de facture impayée : les préparer chaque matin, une personne les envoie

Une facture a dépassé son échéance de dix jours. Vous le savez, votre assistante aussi, mais la relance attend un moment calme qui n'arrive pas : un devis urgent, une livraison à caler, un client au comptoir. Pendant ce temps, l'argent reste chez le client. Cet article reprend les étapes d'une relance entre professionnels, puis ce qui peut être préparé chaque jour pour que la relance parte à l'heure.

Quel est le délai de paiement entre professionnels ?

Selon Service Public Entreprendre, le délai de paiement est en principe de 30 jours à compter de la réception de la marchandise ou de la réalisation de la prestation. Le fournisseur et l'acheteur peuvent convenir d'un autre délai : 45 jours fin de mois à compter de l'émission de la facture si le contrat le prévoit, ou 60 jours à compter de l'émission si les CGV ou un accord le prévoient. Des délais propres existent dans certains secteurs, comme le transport ou l'alimentaire.

Le délai doit figurer sur la facture et dans vos conditions générales de vente. C'est la date qui déclenche tout le reste.

Que dire dans une relance de facture impayée ?

Les mêmes informations à chaque fois, pour que le client n'ait rien à chercher : le numéro de la facture, sa date, le montant, l'échéance dépassée et la façon de payer. Joignez la facture.

Service Public Entreprendre rappelle deux règles utiles à mentionner. Les pénalités de retard s'appliquent sans rappel ni mise en demeure, à partir du lendemain de la date de règlement. Et une indemnité forfaitaire de 40 € pour frais de recouvrement est due pour chaque facture payée en retard, une seule fois par facture. Ces deux éléments doivent figurer dans vos CGV et sur vos factures.

Quelles étapes avant la mise en demeure ?

Le rythme ci-dessous est un exemple, à adapter à vos clients et à vos CGV. Aucun texte n'impose ce rythme ni une relance avant la mise en demeure : c'est une pratique.

  1. Quelques jours avant l'échéance, un rappel courtois par e-mail, surtout pour les gros montants.
  2. Juste après l'échéance, une première relance par e-mail avec la facture jointe.
  3. Une à deux semaines plus tard, une relance plus ferme qui rappelle les pénalités et l'indemnité de 40 €.
  4. Ensuite, un appel téléphonique. Un retard vient parfois d'une facture égarée, d'un bon de commande manquant ou d'un litige sur une livraison, et une conversation le fait apparaître.
  5. En dernier, la mise en demeure. Service Public Entreprendre la définit comme l'acte par lequel un créancier exige le paiement, adressé par lettre recommandée avec accusé de réception ou par commissaire de justice.

Au-delà, des procédures de recouvrement existent, décrites sur Service Public Entreprendre ; un avocat ou un commissaire de justice peut vous accompagner. Nous ne donnons pas d'avis juridique.

Pourquoi les relances passent-elles toujours après le reste ?

Parce qu'aucune relance n'est urgente le jour où elle devrait partir. La personne qui s'en occupe doit d'abord sortir la liste des factures échues, vérifier qu'aucun paiement n'est arrivé entre-temps, retrouver le bon interlocuteur chez le client, puis rédiger. Chaque étape est courte, mais l'ensemble demande un moment calme. C'est l'un des problèmes administratifs que les dirigeants nous décrivent le plus souvent.

Selon la Banque de France, sans retards de paiement, les PME et les microentreprises auraient disposé de 13 milliards d'euros de trésorerie supplémentaire. Fin 2025, les retards de paiement en France s'établissaient à 13,4 jours, légèrement au-dessus de la moyenne européenne.

La facture électronique ne réglera pas le sujet seule. Selon une enquête de Bpifrance Le Lab auprès de plus de 4 175 dirigeants de TPE et PME, 18 % observent ou anticipent une réduction des retards de paiement de leurs clients grâce à la réforme.

Comment mettre en place une relance automatique des factures ?

Nous préférons parler de relance préparée. Chaque matin, l'outil :

  • lit les factures échues dans votre logiciel de facturation ;
  • retire celles qui ont été payées ;
  • choisit l'étape de relance selon le nombre de jours de retard ;
  • prépare l'e-mail avec la facture jointe et le bon destinataire.

Une personne de votre équipe ouvre la liste, relit, retire un client avec qui un arrangement est en cours, et envoie. Les appels restent humains. Rien ne part sans cette relecture.

Plusieurs logiciels de facturation et de gestion du poste clients proposent aussi des relances, comme Upflow ou Sellsy, selon leurs éditeurs. Si votre outil actuel vous convient, nous branchons la préparation des relances dessus. Le devis indique tous les coûts, y compris ceux d'éventuels services tiers.

Par où commencer ?

Par un échange gratuit de 15 minutes, en visio ou par téléphone. Dites-nous quel logiciel fait vos factures et qui s'occupe des relances aujourd'hui. Nous vous disons si la préparation des relances peut se brancher dessus.

Si cela vaut la peine d'aller plus loin, le diagnostic à 890 € le confirme : plusieurs échanges avec vous et vos équipes, un vrai travail d'analyse et de recherche sur vos outils et vos tâches, puis un rapport d'opportunités et un appel de restitution.

Questions fréquentes

  • Les relances partent-elles toutes seules ?
    Non. L'outil les prépare, une personne de votre équipe les relit et les envoie.

  • Faut-il envoyer une relance avant d'appliquer les pénalités de retard ?
    Selon Service Public Entreprendre, les pénalités de retard s'appliquent sans rappel ni mise en demeure. Elles doivent figurer dans vos CGV.

  • L'indemnité de 40 € s'applique-t-elle à chaque relance ?
    Non. Elle est due une fois par facture payée en retard.

  • Que faire si le client conteste la facture ?
    La relance s'arrête pour ce client, et la personne qui suit le dossier reprend la main.